Dr Hélène Duez, Inserm, Institut Pasteur de Lille.

Une nouvelle cible contre le diabète de type 2

Des données préliminaires suggéraient un rôle de la protéine Rev-erba dans le développement du tissu adipeux d’une part, et l’utilisation des graisses au sein du muscle d’autre part. Grâce au soutien de la FFRD, nous avons pu lancer un programme de recherche qui vise à préciser le rôle que joue Rev-erba au sein du muscle squelettique et du tissu adipeux, et les répercussions sur la glycémie et la sensibilité à l’insuline, grâce à l’étude de souris qui ne portent plus ce gène dans l’un ou l’autre de ces deux tissus. Nous avons d’ores et déjà obtenu des résultats très prometteurs sur son implication dans le muscle. Des études moléculaires et cellulaires seront par la suite réalisées afin de comprendre le mode d’action de Rev-erba et de pouvoir envisager, à plus long terme, de l’utiliser comme cible thérapeutique pour la mise au point de nouveaux traitements.

Dr Romano Regazzi, PhD, professeur ordinaire.

Les ARN non-codants : des nouveaux régulateurs de la cellule β

Les principales formes de diabète sucré sont dues à un dysfonctionnement ou à la perte des cellules ß pancréatiques qui produisent l’insuline. Des découvertes récentes ont montré que le génome humain génère des milliers de molécules d’ARN qui ne codent pas pour des protéines et dont la fonction est encore inconnue. Grâce au support de la FFRD, nous étudions le rôle de ces molécules d’ARN dans l’acquisition du phénotype de la cellule ß et nous déterminons leur contribution au dysfonctionnement et à la mort des cellules sécrétant l’insuline lors du développement du diabète.

Dr Blandine Comte, Directrice de recherche, UMR .

Des biomarqueurs sanguins précoces et prédictifs du diabète : une nouvelle porte ouverte à la prévention

Le nombre de patients atteints de diabète de type 2 est toujours en expansion; il serait lié à une combinaison de prédispositions familiales et génétiques, et de facteurs environnementaux : exposition fœtale, alimentation, style de vie etc… Grâce au soutien de la FFRD, notre projet identifie, par des approches globales d’analyses des métabolites et des protéines sanguines, des biomarqueurs circulants précoces (7 ans plus tôt) et/ou prédictifs du développement de la maladie, en étudiant leur spécificité en lien avec l’environnement fœtal. Ces résultats devraient permettre de mieux cibler les sujets à risque et d’ouvrir la porte à une approche préventive et une médecine plus personnalisées.

Pr Rémy Burcelin, Inserm, Hôpital Rangueil de Toulouse.

Des bactéries intestinales diminuent nos défenses immunitaires et sont à l’origine du diabète de type 2 !

Nos travaux montrent chez la souris qu’une modification de la flore intestinale microbienne altère la protection assurée par les lymphocytes intestinaux contre l’entrée de bactéries de l’intestin vers les tissus de l’organisme. Ces bactéries « infectent » nos tissus et déclenchent une réaction inflammatoire qui bloque l’action et la sécrétion de l’insuline pour induire le diabète. Le soutien de la FFRD permettra de démontrer chez le diabétique de type 2 que cette observation est également vraie en étudiant le système immunitaire et la flore bactérienne de l’intestin lors de coloscopie de dépistage du cancer. Le transfert de flore humaine à des souris axéniques permettra d’argumenter quant au développement pandémique du diabète de type 2.